SHE HAS FAITH IN LOVE , SO DO I …

17 12 2008

Une lumiére de plus  qui s’allume , un espace de plus pour les homosexuels tunisiens et surtout pour les lesbiennes tunisiennes . Un pas de plus vers la reconnaissance de notre existence  en tant que communauté.

La  bloggosphére   est un outil de communication:  le besoin de nous exprimer de nous faire entendre , de nous rencontrer et discuter de nos défis  et de nos peurs est un premier pas . Un pas vers le coming-out   vers la reconnaissance  de ce que nous sommes .

Je crois profondément dans la solidarité , seul nous ne pesons pas grand choses  ensemble nous ferons le poids . Quand une ou un homosexuel (le) , trans ou bi tunisien  décide de s’exprimer c’est une voix de plus , un soutien aux autres et parfois même  une motivation , un exemple pour que d’autres décident à leur tour de se lever et de s’exprimer.

Alors à tous ceux qui nous lisent , chers compatriotes tunisiens  , le temps de la Honte et du refus est révolue . ne vivons pas caché pour vivre heureux , vivons  libres  dans la lumiére parce que comme d’autres  WE HAVE FAITH IN LOVE !!!!

Bienvenue à FAITHINLOVE !!

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FAITHINLOVE





TBA : une discrimination de plus

13 12 2008

anti-tba-widgetDans un pays ou l’hypocrisie régne   et ou le ridicule ne tue pas , je ne m ‘attendais pas à ce que un blog dédié à la communauté homosexuelle tunisienne puisse  être inscrit voire nominé.

Mais voilà que cette année le bouchon a été  poussé un plus plus loin  et que la plupart des blogs que j’apprécie  et respecte ont été radiés complétement des nominations . en fait il s’agit d,une grande majorité des blogs Tunisiens connu pour leur franc parler  et leur liberté de ton .

Alors que notre jeunesse se retrouve cantonné dans des espaces virtuels comme  celui de la bloggo pour souffler un peu et vivre pleinement même si cela n’est que virtuel les droits fondamentaux que sont la liberté d’expression et d’information .

Je n’aurais jamais pensé que nous en soyons arrivé à cette bassesse dans la bloggo …récupérer un espace tel que la bloggo à des fins commercials est tout simplement inacceptable   et la réaction de la bloggo est unanime : No passaran !

Alors je joints ma voix à celle des centaines d,autres bloggeurs tunisiens qui ne désirent qu’une chose : sauvegarder ce dernier espace de libre parole et de rencontre , de dialogue franc  , de débats ,d’échanges d’idées.

Nous sommes différents  avec des parcours de vie ,  des éducations et des valeurs parfois différents voire contradictoires mais c’est ce qui fait notre richesse .

Je ne crois pas au Tunisian blog award en tant que nomination de certains  blogs mais plutôt  porteur d’un message : la reconnaissance de  notre existence  ,de  notre besoin vital de nous exprimer comme toute autre société , de discuter et de débattre de nos conflits, défis , coups de coeur et de notre avenir .

Tout un symbole dans une Tunisie qui étouffe . Alors non  aux TBA version 404 !

Vive la bloggo  et vive la différence !





SIDA en Tunisie et nouveaux défis

13 12 2008

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Avec près de soixante-dix nouveaux cas par an, le Sida demeure assez maîtrisé en Tunisie. Seulement la maladie semble changer de visage en Tunisie .
Les mentalités évoluent positivement, mais de plus en plus de jeunes sont touchés surtout par le biais de la toxicomanie. A la veille de la journée mondiale de lutte contre le Sida le 1 er décembre de chaque année, Réalités fait le point sur l’évolution de la maladie du Sida et son environnement dans notre pays.

Au cours de la dernière décennie, la moyenne des nouveaux cas enregistrés chez les Tunisiens ne dépassait pas les 70 cas par an selon le ministère de la Santé publique. Or cette année, certaines personnes travaillant sur le terrain ont émis certains doutes et ont comme l’impression que le visage de l’infection au VIH est en train de changer.

Le doute

La gravité d’une épidémie se mesure entre autre par la prévalence de la maladie. C’est-à-dire le nombre de nouveaux cas apparus et rapportés au nombre total de malades. On parle d’épidémie faible quand la prévalence est inférieure à 1%, et d’épidémie généralisée quand celle-ci est supérieure à 1%. Mais il y a une autre épidémie qu’on appelle l’épidémie concentrée, qui est justement concentrée dans certains groupes comportements. En ce qui concerne l’infection par le VIH, les groupes comportementaux sont les travailleurs du sexe, les usagers de drogues et les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes. La surveillance et l’action sur ces groupes sont devenus les éléments majeurs de la lutte contre le SIDA, partout dans le monde.Selon le Dr Ridha Kammoun, Président de l’Association tunisienne de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH, les derniers sondages ont fait naître ce doute sur la situation épidémiologique du SIDA en Tunisie. Si les craintes se confirment, il va falloir s’occuper de ces groupes en particulier, car l’épidémie concentrée fait craindre le glissement vers l’épidémie généralisée. A l’hôpital La Rabta, selon des personnes en contact quotidiennement avec le service des maladies infectieuses, le nombre de nouvelles personnes infectées par le VIH qui viennent consulter a sensiblement augmenté. Alors qu’il y a deux ans, on voyait une nouvelle personne tous les deux voire trois mois, cette année on voit trois à quatre nouveaux patients par semaine, autant d’hommes que de femmes, de tous les âges, 20, 30, 40, 50 et même 60 ans.Le nombre de mineurs de 15 ou 16 ans contaminés par le VIH qui fréquentent les consultations est aussi assez inquiétant. Ces personnes disent toutes avoir été contaminés par les rapports sexuels avec des prostituées clandestines. Mais la vérité serait autre. Qui oserait dire que c’est en s’injectant de la drogue qu’il a été contaminé sans craindre une dénonciation à la police. Et dans le milieu de l’homosexualité et de la bisexualité, les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes ne l’avouent pas lors d’une consultation. C’est le travail de proximité des associations comme l’ATL IST/VIH (association tunisienne de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH), qui a permis à ces dernières de côtoyer les groupes à risques et elles sont en train de se poser des questions sur certaines données de l’épidémie actuelle de l’infection par le VIH qui ne correspondrait pas à la réalité de la situation

Le dépistage
Selon les données du ministère de la Santé publique, dans la répartition des cas d’infection par le VIH, selon le mode de transmission, l’homosexualité représente 5%. Aujourd’hui on ne parle plus d’homosexualité, mais d’homme ayant des rapports sexuels avec un autre homme, car on veut inclure dans cette catégorie les bisexuels et ceux qui ont des rapports occasionnels avec d’autres hommes. Selon des proches de ces milieux, cette catégorie de personnes continue d’avoir des rapports sexuels même quand elle est contaminée par le VIH, parce que face à un refus, on risque d’en déduire une quelconque maladie et le lien avec le VIH et le SIDA est vite fait, et c’est la honte.

En Tunisie, depuis l’année 2007 le dépistage est gratuit et anonyme. On peut aller faire un dépistage sans donner son nom, c’est juste un numéro. Il a fallu quinze ans pour changer la loi de 1992 et permettre l’anonymat pour la sérologie.Depuis 2000, le traitement et la prise en charge sont entièrement gratuits. La trithérapie (le traitement efficace pour stopper l’infection, est composé de trois médicaments) est disponible et gratuite, et a changé le pronostic de la maladie. L’évolution de l’infection ne se fait plus vers le stade SIDA de la maladie, rapidement mortel, mais vers une maladie latente et chronique.
Au début de l’apparition de la maladie en Tunisie, la mortalité des personnes vivant avec le VIH était de 45,1%, aujourd’hui elle a chuté jusqu’à 7,8% (chiffres publiés dans le «manuel de prise en charge de l’infection à VIH et des infections opportunistes», ministère de la Santé publique, Office national de la famille et de population, Centre de formation internationale et de recherche.)
Bientôt il va y avoir une quinzaine de centres de dépistage anonyme et gratuit qui vont ouvrir sur tout le territoire. Le dépistage est très important car il va orienter vers une prise en charge précoce qui permettra une vie normale. Quand le malade est traité, sa charge virale baisse et, même avec un rapport sexuel non protégé, la transmission de l’infection est moindre. Malheureusement la moitié des personnes vivant avec le VIH ont découvert leur séropositivité au stade de maladie de l’infection. Dans l’autre moitié 50% sont découverts suite à une enquête autour du cas initialement trouvé. Le dépistage spontané est rare, c’est quand il y a des signes d’appel, comme une diarrhée, des ganglions…que certains sont tentés de faire le dépistage.





Adel Hussein , un journaliste du Kurdistan irakien enfin libéré!

13 12 2008

Un journaliste du Kurdistan irakien, condamné fin novembre pour avoir écrit un article considéré par la justice comme une apologie de l’homosexualité , a été amnistié et libéré, a indiqué jeudi à l’AFP le syndicat des journalistes kurdes.

«Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a décidé de pardonner, d’amnistier et de relâcher le journaliste et médecin Adel Hussein à l’occasion de l’Aïd» de l’Adha (la fête du Sacrifice), a déclaré Zirak Kamal, secrétaire général du syndicat.

Le 26 novembre, un tribunal d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, avait condamné Adel Hussein, journaliste et médecin, à six mois d’emprisonnement. L’Union des journalistes avait condamné cette décision et demandé aux autorités kurdes d’intervenir.

Adel Hussein anime plusieurs émissions médicales sur des chaînes de télévision locales et a écrit de nombreux articles sur la médecine dans la presse kurde. L’an dernier, il avait publié dans Hawlati al-Kurdiyah, un journal indépendant de Souleimaniyeh, seconde ville de la région autonome, un article médical sur la sodomie. Il lui avait alors été reproché d’encourager l’homosexualité.

Selon une loi récemment votée par le parlement du Kurdistan irakien, la détention de journalistes à cause de leurs écrits est interdite, mais ils peuvent être condamnés à des amendes s’ils sont reconnus coupables. Quant à l’homosexualité, elle est considérée comme un crime par le code pénal irakien.