Rencontres gays : Quelques bons plans

30 05 2007

Fatigué d’être seul, envie de connaître le garçon idéal, pour une nuit ou pour la vie ? Décoincez vous et allez jeter un coup d’œil sur Internet, le lieu de rencontre gay le plus populaire de Tunisie!
En effet, une multitude de sites offrent des services de rencontres pour les gays et ils sont très prisés par la population gay en Tunisie. Le plus connu et sans doute aussi le plus populaire : abcoeur.com recense plus de 15 000 gays en Tunisie de tous les ages, de 18 à 65 ans, du nord au sud, du beau au moche, il y en a pour tous les goûts ! On regrettera cependant la qualité médiocre de son service de chat où les discussions sont souvent axées autour du sexe et des plans faciles. Si l’on cherche l’âme sœur, on se tournera plus vers l’échange de petits messages sans utiliser le chat, ce qui a l’avantage de rester en contact avec les personnes même une fois déconnecté.
Pour ceux qui s’assument plus, il y a la référence mondiale des rencontres gays, j’ai bien sûr cité gaydar.co.uk ! Là aussi, il y a un grand nombre d’inscrits (bien que moindre que sur abcoeur), les gens sont souvent plus à l’aise avec leur sexualité et les critères de recherche sont plus élaborés et stricts… On regrettera cette fois ci l’absence d’un système de chat en live…
Plus mélangé et non exclusivement tunisien, les salons de chat entre garçons de voilà sont aussi très prisés, surtout par les plus jeunes. Il ne sera pas étonnant de rencontrer très facilement là-bas des jeunes entre 18 et 22 ans à la recherche d’amitiés ou d’amour. Attention quand même, ce salon n’est pas à caractère sexuel 🙂

Finalement, et si tous ces services ne vous suffisent pour trouver votre bonheur, il y a toujours les groupes d’utilisateurs Hi5, 2 salons gays tunisiens existent totalisant ensemble un peu plus de 250 utilisateurs… Mais il y a beaucoup plus de gays sur Hi5, il suffit de surfer sur les profils pour s’en faire une petite idée 😉





Mithli el Jens

29 05 2007

Il faut saluer l’énorme travail que helem effectue chaque a travers ses différentes branches a travers le monde.

Pour briser le tabou et surtout les préjugés derrière tout acte homophobe. Il faut commencer par verbaliser notre existence.
2007, plusieurs médias arabophones utilisent encore des termes péjoratifs pour qualifier l’homosexualité: chaz (déviant), louti (sodomite), khenti (efféminé)… Bien loin de combattre l’homophobie, l’usage des mauvais termes a pour conséquence de renforcer les mythes et les préjugés de la population.L’expression Mithli el Jens (homo-sexuel) est un terme relativement nouveau qui a été adopté pour enrayer la connotation négative des mots utilisés jusqu’à récemment





Seconde gay pride violente à Moscou

28 05 2007

C’est avec des coups de poings et de pieds que les extrémistes de droite et les militants orthodoxes ont accueilli dimanche 27 mai la deuxième tentative de tenir une gay pride à Moscou sans autorisation du maire. Comme l’année derniere, l’organisateur de l’évenement, Nikolai Alexeev, a été arrêté par la police peu de temps après son arrivée au rendez-vous donné aux manifestants. Après son arrestation, une série de violentes bagarres s’est déclenchée devant les bureaux du maire de Moscou, Yuri Lujkov. Un militant qui avait brandi un drapeau arc-en-ciel a été roué de coups de poings par un nationaliste, que la police a laissé en liberté. Peter Tatchell du groupe britannique OutRage! a été frappé en plein visage par un extrémiste de droite. Gémissant à cause de la douleur, il s’est appuyé contre un réverbère, se couvrant le visage avec une main et criant “Que quelqu’un me protège!” Il a aussitôt été emmené de force par la police, trainé par terre puis piétiné par les extrêmistes, tandis que son agresseur n’a pas été inquiété. Le député Allemand Volker Beck et l’euro-député Italien Marco Cappato ont aussi été entrainés par les forces de l’ordre vers les autocars de la police, “pour votre sécurité,” ont-ils expliqué aux parlementaires. Le musicien Richard Fairbrass du groupe pop anglais Right Said Fred est venu pour donner son soutien, mais cinq minutes après le sang coulait sur son visage suite à une agression. Les chanteuses russes de t.A.T.u étaient aussi présentes, mais sont restées peu de temps. La stratégie des militants nationalistes consistait à encercler leurs victimes pendant que celles-ci parlaient aux nombreux journalistes présents. Ensuite, un néo-fasciste faisait irruption dans le groupe pour frapper celle ou celui qui parlait. Par ailleurs, un journaliste a été attaqué simplement parce qu’il portait une boucle d’oreille, interprétée par les nationalistes comme preuve de son homosexualité. Plusieurs dizaines de personnes ont été détenues par la police au cours de la pride, en majorité des gens en faveur de la manifestation. “Je crois qu’Alexeev a raison de faire ce qu’il fait,” a dit Ksenia Prilepskaya, une jeune Russe courageuse qui était venue en aide à Tatchell. “Je suis venue ici pour donner mon soutien à tous ceux qui veulent que les droits de l’homme soient respectés en Russie.”




Et si c’était vous ?

25 05 2007

Beaucoup voient l’homosexualité comme l’expression d’une déviance, d’une perversion, ou alors plus grave d’une maladie qui contraint les homosexuels à rester toujours en marge de la société. Cependant pourquoi personne ne s’est-il jamais posé la question : Et si c’était moi ? Et si j’étais homo, quel regard aurais je sûr moi-même ? Quel regard aurai-je sur la société ? Me permettre ai-je de haïr des personnes sans aucune raison, sans les connaître, si je faisais moi-même partie de ces personnes que je déteste tant?

La question à se poser n’est peut être pas de se mettre à la place des victimes, mais d’essayer de comprendre le comportement que l’on adopte soit même vis-à-vis des autres. Comportement qui est à la foi irrationnel car non fondé, trouvant son origine dans l’ignorance totale de la différence, et erratique dans le fait qu’il soit déconnecté d’une réalité sociale criante et d’un besoin de reconnaissance de droit de la part des victimes.

L’homophobie, qui trouve son origine dans l’influence des dogmes chrétiens sur les autres religions et sociétés, est un phénomène assez moderne qui a été amplifié par la crédulité et le manque de maturité des sociétés sous développées.

Le choix de poser la question de la reconnaissance de l’homosexualité comme centrale dans notre conception de la modernité sociale s’inscrit dans le droit chemin de la lutte pour la liberté de chacun. Ce n’est presque plus une question de droits, mais une question de dignité comme l’a souligné José Luis Rodríguez Zapatero, le premier ministre espagnol en s’adressant au parlement lors du vote sur la légalisation du mariage homosexuel en Espagne. Dans le même contexte, reconnaître le droit à la différence, tolérer la différence dans ce qu’elle a de plus enrichissant pour la société est urgent pour nous aujourd’hui en Tunisie.

La reconnaissance du droit à l’existence, à l’indifférence, ne pourra cependant se faire sans un mouvement général de revendication à la fois de la part des gays mais aussi de la part des personnes concernées par les droits humain et la lutte pour les égalités.





Tendance été 2007

23 05 2007

Pour l’été 2007, l’homme est invité à conjuguer une certaine élégance et une décontraction sans excès, en puisant dans une garde-robe riche en pantalons courts et vestes souples, et en associant des éléments du vestiaire sportif, comme les bermudas, à des pièces plus formelles. L’ambiance est résolument festive, avec des costumes de coton blanc, rose, à carreaux jaunes ou Vichy rose, des chemises imprimées, des noeuds papillons portés sur des pantalons noirs aux imprimés toniques Les t-shirts imprimés de grandes fleurs ainsi que les amples pantalons retenus par des bretelles, des vestes sombres et des gilets juste posés sur des chemises blanches.

Pour un homme dans l’esprit dandy : pantalons très courts ornés de dentelle et de satin, amples chemises blanches, vestes aux allures de redingotes. Allure décontractée et élégante : espadrilles noires, larges pantalons en laine et mohair ou en coton, chemises à cols souples ou sans col, cardigans et blousons réversibles. Les tons neutres et discrets (mastic, blanc, gris, marine, noir, anthracite) sont rehaussés de carrés de soie contrastés.

Chez Thierry Mugler, la silhouette est parée de noire ou d’acidulés (orange vif, rouge, métal). Les pantalons sont étroits et les hauts géométriques alternant le métal ou le cuir. Le costume propose une veste courte portée sur des t-shirts en jersey ou à paillettes.

Chez Jean-Paul Gaultier, l’homme est pluriel : entre veste en jean bleu ciel en croco ou looks irisés de reflets aquatiques, pantalons moulants, chaussettes rayées et espadrilles à talon, trenchs vaporeux couleur tabac et corsets bretelles, hauts en maille légère aux impressions médiévales.

Chez Emporio Armani, l’homme de l’été 2007 porte des pantalons larges à taille très haute soulignée d’une fine ceinture, des smokings de satin bicolores, des costumes impeccables, des vestes de smoking de satin noir portés sur pantalon mat.

Chez Giorgio Armani, l’élégance est naturelle, chic et décontractée. Au programme : poches basses pour les pantalons des costumes, gilets très ajustés.
Chez Comme des Garçons, l’homme se fait « Golden Boy » ! Avec l’or en fil conducteur décliné sur des vestes trois boutons, des baskets or à semelle blanche





L’Amour

23 05 2007

Parce que l’amour n’a pas de frontière,
Parce que l’amour n’a pas de religion
Parce que l’amour n’a pas d’âge
Parce que l’amour n’a pas de genre
Parce que l’amour n’as pas de couleur
Parce que l’amour ne connait pas l’argent
Parce l’amour ne connait pas la haine
Parce que l’amour ne connait pas l’impureté
Parce que l’amour ne connait pas la souffrance
Parce que l’amour ne connait que la joie
Parce que l’amour ne se trouve pas
Parce que l’amour est beauté
Parce que l’amour ne se mérite pas
Parce que l’amour c’est vous et moi





Homophobie et SIDA

14 05 2007

Au début de l’épidémie, le SIDA a essentiellement touchée la communauté homosexuelle ce qui a donné lieu à des associations directes entre la maladie et la sexualité de cette communauté. Association particulièrement tenace qui dicte encore aujourd’hui un certain nombre de réactions homophobes, à tel point que pour certains obscurantistes, la présence de la maladie suffit à attester de l’homosexualité du malade, et inversement, une homosexualité sera le signe d’une séropositivité.

D’autres conscients des chiffres avancés par les différents observatoires ou se voulant moins grossièrement falsificateurs détourneront le propos en qualifiant les malades en deux groupes : la majorité coupable (les homosexuels) et une minorité innocente (transfusés, hémophiles).
Coincés d’un côté par ces portes-paroles homophobes et porteurs d’une morale érigée en dogme et de l’autre côté par le poids des préjugés d’une société tunisienne, devant laquelle la révélation de sa maladie sera interprétée comme la révélation de son homosexualité et motif à banissement, la communauté homosexuelle doit se terrer et se taire. Et se taire d’autant plus qu’elle risque la prison selon les lois tunisiennes.

« Un millier de personnes sont infectées par le VIH en Tunisie, selon les décomptes officiels qui sous-estiment le nombre de cas en raison du secret qui frappe la maladie dans un pays de tradition musulmane et de la réticence à se faire dépister. La Tunisie a introduit l’an dernier les trithérapies mais, selon le Dr Mounira Garbouj, directrice des soins de santé de base, « les coûts de ces soins à la charge de l’Etat, pour les moins nantis, restent trop élevés pour notre pays ». (source Quotidien du médecin, 27/09/01).

« Quant à la lutte contre l’infection à VIH/SIDA, la Tunisie a mis en place très tôt un programme national de lutte contre le SIDA qui fort d’un partenariat actif et motivé, a réussi à maîtriser l’infection à une incidence ne dépassant pas 70 cas nouveaux par an. (Source : Bulletin Santé Informations – MSP – N°40 -Juin 2001)

A partir de ces deux extraits d’articles, on comprendra aisément que les chiffres « officiels » sont loin de la réalité. Qui osera annoncer sa maladie lorsque l’on connaît les préjugés de la société entretenus par les tenants du conservatisme religieux ? Comment peut-on imaginer que ces chiffres soient exacts lorsque l’on sait que les tunisiens, hommes et femmes, ne vivent pas couper du monde mais au contraire sont au contact de nombreux étrangers, lorsque l’on est informé des comportements sur le tourisme sexuel en Tunisie et plus basiquement, lorsque l’on sait comment les autorités ont l’habitude de prendre leurs aises avec les statistiques qui leur sont remises. Mais soit, admettons les chiffres officiels et regardons les dans le détail tel qu’il figure sur http://www.jssr.promed.com.tn/fr/infos.htm

Apercu Epidémiologique du VIH/SIDA en Tunisie

Incidence annuelle de l’infection à VIH / SIDA : 70 cas /an
Total des cas SIDA (1985 -2000) : 926 cas dont 117 femmes et 55 enfants
Nombre de cas de transmission Mère-enfant/an : moins de 5 cas.
Modes de transmission :
Hétérosexuel : 32%
Sang et dérivés : 16,5%
Homosexuel 5%
Périnatalité :5,5%
UDI (usage de drogues injectables à l’étranger) : 32%
Inconnu : 5%

On remarquera plusieurs choses intéressantes. Le mode de transmission est essentiellement hétérosexuel quand il est lié à la sexualité et peut également être lié à « l’usage de drogues injectables à l’étranger. Si le sujet n’était pas si grave ce second point prêterait à sourire. Je suppose que l’auteur de ces statistiques a voulu démontrer qu’il n’existe pas de drogues dures en Tunisie.
Vu du côté de la communauté homosexuelle peu de témoignages existent ). On peut trouver certaines informations sur le site kelma.org, site de la communauté homosexuelle maghrébine (Voir ci-après). Ces informations sont intéressantes dans le sens où l’on retrouvera bon nombre de similitudes avec la situation tunisienne : sous-estimation de la maladie, préjugés, répression (sélective)de l’homosexualité, …

Si l’absence d’informations fiables concernant le sida en Tunisie est dommageable pour la prévention et les soins, l’information diffusée par les relais officiels est, elle, qualifiable par l’inconscience des propos tenus. Je ne saurais revenir sur le ridicule de la sémantique officielle (car en matière de santé comme en toutes choses en Tunisie, il ne saurait y avoir que des politiques « d’avant-garde ») mais uniquement sur la manière dont est évoqué le SIDA, et ce, à travers l’énumération de mesures de protection de l’enfance ( !) :
L’adoption de nouveaux programmes préventifs dont le programme national de santé mentale et le programme national de lutte contre le sida même si ce fléau ne revêt aucun caractère inquiétant en Tunisie (http://www.tunisieinfo.com/documents/handicapes/ch1-1.html).
Le monde entier s’inquiète de la progression de la maladie et en particulier en Afrique mais celle-ci « ne revêt aucun caractère inquiétant en Tunisie » ! L’auteur de ces phrases criminogènes devrait s’interroger sur le pourquoi de la tenue à Tunis, le 12 septembre dernier, d’un atelier sur le sida qui a réuni des experts de 30 pays.
Le SIDA est un fléau contre lequel chacun doit lutter. Sans être spécialiste de cette maladie, il suffit de peu d’efforts pour s’informer et constater que les tabous et préjugés véhiculés, loin de contenir la maladie, ne font que lui permettre de se répandre.
Mais ce sujet est suffisament grave pour ne pas l’amalgamer avec la communauté homosexuelle qui a suffisament à faire avec la repression selective des autorités, les fatwas des abats-jours, et nos propres préjugés.