Le PDP est Homophobe

1 06 2009

Selon cet article , l’homosexualité est un fléau … bravo pour un parti politique qui se veut progressiste . Moi qui croyais que les partis d’oposition dans leur combat pour les libertés étaient le premiers pas pour la dépénalisation de l’homosexualité en Tunisie .

http://tajdid.pdpinfo.org/spip.php?article5794





Tetu : Les homos syriens sortent timidement de l’ombre

1 06 2009

À l’Onu, la Syrie est le porte-parole des pays homophobes. Mais dans les rues de Damas, les gays sont bien là et commencent à revendiquer le droit d’exister.

En Syrie, les homosexuels commencent à sortir de l’ombre avec l’appel, lancé sur Internet par une poignée d’entre eux, à la tolérance dans une société relativement conservatrice qui les considère comme des malades ou des pervers.

«Ils sont de plus en plus visibles dans certains points de rencontres à Damas», une rue commerciale d’un quartier chic, un jardin public près d’un grand hôtel, des pubs dans le centre historique où ils se rencontrent une fois par semaine, affirme à l’AFP un journaliste syrien. Ils sont issus de la petite bourgeoisie urbaine qui «constitue le moteur de l’émancipation des homos», affirme-t-il. Et c’est sur Internet qu’ils «se dévoilent le plus sincèrement», estime ce jeune journaliste qui veut garder l’anonymat.

«Je suis ton semblable»
L’Internet est un moyen de «contourner toutes les restrictions sociales», qui permet de se défouler dans l’anonymat ou de former son propre réseau de connaissances, explique-t-il.

Sur le web, quelque 200 homosexuels syriens ont constitué un groupe «Je suis ton semblable» et ont publié un manifeste à la tolérance . «Je suis homosexuel, j’ai le droit d’exprimer mon opinion. Je fais partie de cette société qui me doit son respect. Je suis homosexuel, mais je ne viens pas d’une autre planète», affirme cet appel sans précédent. Le texte appelle à l’abrogation d’une clause du code pénal qui «sanctionne les individus pour leurs orientations sexuelles qu’ils n’ont pas choisies».

«Relations outrageantes»
En Syrie, comme dans la plupart des pays arabes, l’homosexualité est considérée comme «un délit». Celle-ci n’est pas explicitement mentionnée par la loi qui prévoit une peine allant de six mois à un an de prison pour des «relations outrageantes», explique Ammar Qorabi, président d’une organisation des droits de l’Homme.

L’écrivain Nabil Fayyad, qui se présente comme un défenseur des droits des minorités, dénonce lui «l’amalgame» entre homosexualité et prostitution. Selon lui, «il y a plus d’homosexuels et de lesbiennes que l’on ne croit. 20% sont des homos ou des bisexuels», mais la majorité des Syriens refusent de le reconnaître. Il évoque des jardins publics et des restaurants à Damas. Des hammams, où les gens venaient jadis pour discuter, «sont devenus un traditionnel lieu de rencontre» pour les gays, assure-t-il. Il se rappelle d’un Américain, Edward G., originaire de San José (Californie, ouest) qui se rendait régulièrement en Syrie pour du «tourisme sexuel». Il était muni d’un guide gay et se disait «étonné par l’extension de ce phénomène».

«Sauver les apparences»
Souheil, la trentaine, ne donne pas son véritable prénom. Il dit mener une double vie pour «sauver les apparences». Il «souhaite que les mentalités changent» et que les droits de tous soient «respectés indépendamment de leur identité sexuelle». Bassam, chauffeur, affirme au contraire «être dégoûté». Il voit dans l’homosexualité «une maladie». «Les homosexuels doivent se faire soigner», ajoute-t-il.

En décembre 2008, un appel à la dépénalisation de l’homosexualité déposé à l’Assemblée générale de l’ONU, a été signé par 66 pays. Soixante autres pays ont signé une déclaration opposée, et soutenue par les pays arabes.





SHE HAS FAITH IN LOVE , SO DO I …

17 12 2008

Une lumiére de plus  qui s’allume , un espace de plus pour les homosexuels tunisiens et surtout pour les lesbiennes tunisiennes . Un pas de plus vers la reconnaissance de notre existence  en tant que communauté.

La  bloggosphére   est un outil de communication:  le besoin de nous exprimer de nous faire entendre , de nous rencontrer et discuter de nos défis  et de nos peurs est un premier pas . Un pas vers le coming-out   vers la reconnaissance  de ce que nous sommes .

Je crois profondément dans la solidarité , seul nous ne pesons pas grand choses  ensemble nous ferons le poids . Quand une ou un homosexuel (le) , trans ou bi tunisien  décide de s’exprimer c’est une voix de plus , un soutien aux autres et parfois même  une motivation , un exemple pour que d’autres décident à leur tour de se lever et de s’exprimer.

Alors à tous ceux qui nous lisent , chers compatriotes tunisiens  , le temps de la Honte et du refus est révolue . ne vivons pas caché pour vivre heureux , vivons  libres  dans la lumiére parce que comme d’autres  WE HAVE FAITH IN LOVE !!!!

Bienvenue à FAITHINLOVE !!

Lien:

FAITHINLOVE





Adel Hussein , un journaliste du Kurdistan irakien enfin libéré!

13 12 2008

Un journaliste du Kurdistan irakien, condamné fin novembre pour avoir écrit un article considéré par la justice comme une apologie de l’homosexualité , a été amnistié et libéré, a indiqué jeudi à l’AFP le syndicat des journalistes kurdes.

«Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a décidé de pardonner, d’amnistier et de relâcher le journaliste et médecin Adel Hussein à l’occasion de l’Aïd» de l’Adha (la fête du Sacrifice), a déclaré Zirak Kamal, secrétaire général du syndicat.

Le 26 novembre, un tribunal d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, avait condamné Adel Hussein, journaliste et médecin, à six mois d’emprisonnement. L’Union des journalistes avait condamné cette décision et demandé aux autorités kurdes d’intervenir.

Adel Hussein anime plusieurs émissions médicales sur des chaînes de télévision locales et a écrit de nombreux articles sur la médecine dans la presse kurde. L’an dernier, il avait publié dans Hawlati al-Kurdiyah, un journal indépendant de Souleimaniyeh, seconde ville de la région autonome, un article médical sur la sodomie. Il lui avait alors été reproché d’encourager l’homosexualité.

Selon une loi récemment votée par le parlement du Kurdistan irakien, la détention de journalistes à cause de leurs écrits est interdite, mais ils peuvent être condamnés à des amendes s’ils sont reconnus coupables. Quant à l’homosexualité, elle est considérée comme un crime par le code pénal irakien.





Les PACSÉS de Tunisie

23 10 2008

Eh oui il existe des couples homosexuels en Tunisie qui vivent sous le régime du PACs le dernier cas date de 2003 en Tunisie ..en fait le dernier connu.
Par contre plusieurs cas se sont retrouvés au tribunal de Tunis qui ne reconnaissait pas à ces étrangers les Droits que leur garantissaient le Pacs… Plusieurs couples  ont donc dû recourrir  à u avocat pour forcer le gouvernement tunisien . L’un d’entre  eux ( un ressortissant tunisien et un ressortissant français ) ont dû se battre pour  leur logement sur Tunis  et pour qu’ils puissent vivre en paix .





Muzika 01!

25 09 2008

Genri ou genre ommek Mohamed!!





Youtube & Dailymotion are back !

25 09 2008

watch?v=E_HnkkJCwmo

Aya a3l fazza une vidéo Youtube pour vous !






Sécheresse Ramadanesque

11 09 2008

 

Romdhanélom mabrouk en retard  comme d’habitude .. Et oui la saison séche  a commencé pour certains d’entre vous …Profitez-en pour expiez vos péchés et purifier votre corps  de toutes ces intoxications..

 

Entre-temps Louléd lé Bnét welli mébin  Etqarqchou ou a3mlou doura a3lla el Forum !!!

http://lgb3t.forumotion.net/





Rainbow Flag : Dejà 30 ans !

3 09 2008

 

 

Utilisé dans les célébrations de la fierté à travers le monde , le drapeau arc-en-ciel est un symbole de revendication identitaire.C’est à San Francisco en 1978 que naît ce symbole aujourd`hui inetrnationalement reconnu. En réponse à l’appel lancé par le premier politicien ouvertement gai, l’activiste harvey Milk.Le Militant Artie Bressan et l’artiste Gilbert Baker eurent l’idée d’utiliser l’arc-en-ciel pour célébrer notre diversité mais aussi l’espoir .Influencé aussi par un film américain culte , le Magicien d’Oz  dans le leuqle judy Garland interpréte Over the Rainbow   ,chanson culte de tout gay  qui se respecte !

 

Harvey Milk est assassiné en novembre 1978. la Gaie pride  de 1978 verra l’utilisation du rainbow flag comme symbole  de la force et de la solidarité de la communauté homosexuelle  mais surtout sa détermination.  un drapeauà  6 bandes remplace la premiére version .

De nos jours et à travers les différentes gay pride à travers les quatres coins de la planéte , le Rainbow Flag est le symbole qui  unit notre communauté , nos revendications et surtrout notre espoir d’un monde sans homophobie .

Espoir qu’un jour nous pourrions nous aussi célébrer notre différence , notre Fierté de ce que nous aurions accomplit pour notre communauté. Un jour le drapeau gai flottera  dans les rues de Tunis . Mais c’est une bataille qu’il va falloir mener  , ensemble.

 





A3ber ! : Nouveau forum LGB3T .

29 08 2008

 

L’équipe LGB3T est toujours à votre écoute .  Nous avons donc exaucés le voeux de plusieurs de nos lecteurs et voici donc un forum  dédié à la communauté LGB3T.Forum Emfawa7  ya3mel séta ou tessi3ne kif ! ;-)

 

Passez le mot et allez vite faire un tour !!

 

L’addresse se trouve sous l’onglet A3ber! ou à travers le lien suivant :lgb3t.forumotion.net





26+26 = 404

26 08 2008

Jéboulna el Mé , el Dhaou, el Kayass wil Ternét ou gassoulna Féssbouk !





Kériouka Fashionista fil m’dina

21 08 2008





Les Huiles de Beauté: Fashion!!

19 08 2008

 

 

Les huiles de beauté, on en trouve partout ! Florales ou végétales, Masculin.com vous dévoile les propriétés incroyables de ces substances puisées au coeur de la nature !

 

      La star des huiles de beauté : l’huile d’argan  

   
Les instituts et les marques de cosmétiques ne jurent que par elle : l’huile d’argan. Produite dans le sud-ouest marocain, elle est utilisée par les femmes berbères depuis des siècles.

Issue des fruits de l’arganier, cette huile végétale est bourrée de vitamine E ! Soin des ongles, des cheveux, et de la peau, elle est aussi idéale pour les hommes ! Appliquée en massage, l’huile d’argan raffermit les tissus et peut ainsi vous aider à réduire vos petites poignées d’amour ! Prodigieuse, appliquez-là aussi après votre rasage : vous calmerez le feu du rasoir, éviterez l’apparition de boutons disgracieux … et déposerez une odeur délicieuse sur votre peau.
Finis les noms scientifiques compliqués et les substances chimiques : les hommes veulent du bio ! Échantillon des quelques huiles incontournables.

‒ L’huile de bourrache, véritable plante médicinale.
‒ L’huile de rose musquée, délicieusement parfumée, raffermit, lisse, et assouplit, le visage comme le corps.
‒ L’huile d’onagre est extraite des graines de la plante. Elle a une forte teneur en acides gras essentiels : idéale pour les peaux matures !
Si vous n’aimez pas avoir des tonnes de produits de beauté, vous allez adorer ces huiles multi-usages. L’huile de germe de blé, riche en vitamine A (régénérant), D, et K, est antioxydante (vitamine E). Elle fortifie aussi les ongles. Pour les cheveux normaux, appliquée en soin, elle leur donnera brillance et vigueur !

Moins connue, l’huile de jojoba. Elle assouplit les peaux les plus rebelles des hommes. Astuce : l’été, après la plage, mettez un peu d’huile sur vos cheveux pour la nuit et au matin, après un shampoing (indispensable pour éviter d’avoir les cheveux poisseux !), vous aurez des cheveux de bébé. Incroyable, c’est une protection naturelle contre le soleil (un indice 5 environ) !

 

Source : Masculin





Table de chevet : Ephèbes et courtisanes

15 08 2008

   

Dans cet éloge des éphèbes et courtisanes, AI-Jaliz (environ 776-869) a exhumé une partie du patrimoine érotique arabe. Il est l’inventeur d’un genre littéraire (adab), sur lequel repose l’ensemble de la littérature classique arabe. Ce livre rare et inattendu apporte une vision originale de la richesse de l’imaginaire érotique arabo-musulman tel qu’if a survécu, depuis les origines, â travers tous les aléas de l’histoire.





Homosexualité et Islam : Analyse .

15 08 2008

 

 
 D’abord, avant de parler d’homosexualité, il faut savoir que la vie d’un musulman, croyant et pratiquant, est régie par une minutieuse législation “la Chariâ”.
Ce sont des lois basées sur l’interprétation à la fois de la parole du Dieu, inscrite dans le Coran (livre sacré et divin des musulmans) et de la coutume de son Prophète Mohamed (la Sunna), dont la source principale est les “dits” (Hadith) du Prophète et ses gestes.

 

On distingue, toutefois, les “Sunnites” qui sont les partisans de la “Sunna” à l’opposé des “Chiites” qui vénèrent plutôt son gendre “Ali”. La question sexuelle n’échappe pas à l’interprétation par ces textes.
Pour aborder la position que prennent les législateurs islamiques (Oulama= savants=théoligiciens de l’Islam)
vis à vis de l’homosexualité, il est nécessaire de clarifier le regard qu’ils portent sur la sexualité “normale” (hétérosexuelle). Avant tout il faut savoir que toute relation sexuelle doit se faire dans le cadre du lien sacré et divin du mariage. Tout autre acte hors ce cadre est condamnable.

“La fornication” est un péché capital qui peut aller jusqu’à la lapidation des fautifs et fautives. Par contre peu des religions valorisent autant la volupté charnelle que l’Islam. Le plaisir sexuel considéré chez les chrétiens comme un péché originel, devient pour l’islam un don qu’il convient d’accepter, d’en jouir et de s’y avouer corps et âme. (Les exemples ne manquent pas, entre autres, la polygamie, avec des restrictions toutefois, et le mariage de jouissance…)

En même temps cet acte est considéré comme un acte religieux, car dans l’islam l’accouplement ne vise pas seulement la procréation mais il manifeste aussi l’harmonie de l’ordre divin, dont la distinction entre masculin et le féminin et leur complémentarité constituent la base élémentaire. “De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir” (Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)

Ainsi la chasteté et le célibat sont diabolisés: “Le célibataire est le frère du diable” (Le Prophète Mohamed) Car cela équivaut à s’abstenir de témoigner de sa chair de cette harmonie de la création.

A cet égard l’homosexualité, mais surtout plus précisément “l’efféminat” de certains homosexuels, comme la virilité de la garçonne, sont considérés comme une transgression des frontières entre homme et femme et donc une violation de cette harmonie.

Le Coran aborde l’homosexualité entre autres en condamnant le peuple de Loth (ou loût, peuple de Sodome et Gomorrhe) dans leurs pratiques sexuelles, mais toutefois plus modérément que dans la version biblique.

Ainsi dans la Sourat An-Naml (Les fourmis) versets (54-57) Loût, quand il dit à son peuple: « Vous livrez- vous à la turpitude alors que vous voyez clair”. [54] Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. » [55]

Puis son peuple n’eut que cette réponse:

« Expulsez de votre cité la famille de Loût! Car ce sont des gens qui affectent la pureté. [56] Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf sa femme pour qui Nous avions déterminé qu’elle serait du nombre des exterminés. »[57]

Ces versets furent révélés au Prophète Mohamed par fragments séparés.

Le terme “Tajhaloun” signifie “ignorer” ce qui atténue, d’après certains auteurs, quelques part, “la flétrissure morale dont sont victimes les homosexuels” et laisse entr’apercevoir que le châtiment qui leur est infligé est dû principalement au fait qu’il ont démenti “un messager de Dieu”.

L’exemple” du peuple de Loth est mentionné àce titre dans plusieurs versets du Coran. Ainsi dans la Sourat(7)d’Al-Arâf (80-82) il figure entre les “exemples” du peuple du “Prophète Salah” et du peuple Madyan et leur “leur frère Chouayb”, deux peuples qui ont transgressé les recommandations de leurs Messagers.

Et Loût, quand il dit à son peuple:

« Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’ a commise avant vous? [80] Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier. » [81]
Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire: « Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs! » [82] Musrif” en arabe signifie “impie et outrancier” alors que la règle en islam, en général, est la modération.
D’autre part, Le Coran promet aux croyants qu’au paradis ils seront servis par des éphèbes (se dit du très beau jeune homme, à l’origine l’adolescent grec qui faisait son service sportif et civil avant d’entrer dans l’âge adulte “éphébie”).
Les poêtes et les sultans ne cessaient d’invoquer ces promesses pour justifier les relations illicites qu’ils entretenaient . Mais pour la plus part des “Oulamas” il n’y a pas à chercher une interprétation plus profonde que celle mentionnée :« L’homosexualité est la turpitude des turpitudes »,la condamnation est donc claire et nette.

Pour la Sunna, la condamnation de la pédérastie est catégorique:

« Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l’actif » (le Prophète Mohamed).
…Ce “hadith” ne laisse aucun autre recours aux Sunnites que le rejet des pratiques homosexuelles.

Néanmoins, une telle condamnation aussi lourde que la “fornication” entre deux adultes (homme+femme) adultères ne se prend pas à la légère. Une telle accusation de “fornication” requière le témoignage de quatre musulmans, mâles, majeurs dont l’honorabilité testimoniale est reconnue. Et qui devront attester d’avoir vu l’action de pénétration du membre sexuel du “fornicateur”.
Tout est fait donc pour décourager le témoignage et surtout la calomnie. Ce qui laisse présager que certaines pratiques (Soft) échappent à cette règle extrême.
D’autre part, pour certaines branches de l’islam, c’est l’émission du sperme qui détermine l’acte sexuel plus que la pénétration elle-même car c’est le sperme qui contient les germes de vie et c’est lui qui assure la continuité de cette harmonie de Création.
Toute entreprise de cette source de vie, dans un engendrement hors du cadre du lien sacré du mariage, est sévèrement condamnée. Etant donné que l’acte homosexuel n’est pas susceptible d’engendrer la vie, plusieurs personnes se sont accommodés en quelques sorte de l’homosexualité.
D’ailleurs les pratiques homosexuelles sont moins mal vue que l’adultère chez certaines de ces sociétés.

L’homosexualité représente 10% de la population mondiale pour ceux qui ne se cachent plus, Et on peut compter 15 et 17% au total. Certaines coutumes ou religions ou même lois, dans certains pays dont le notre obligent au silence et au secret, mais ne le renions pas ils existent par la nature même si la ” normalité ” créée par l’Homme les rejette : s’ils sont là , c’est qu’Allah l’a permis. Et si Allah a permis qu’ils soient sur la terre auprès de nous tous, je ne pense pas que ce soit pour qu’on ait de la haine pour eux. Allah a voulu que les êtres soient différents, certainement pour nous apprendre à aimer plus que nous-mêmes.

Musulman, croyant… les mots ne doivent pas séparer les êtres humains.

Sans approfondir les arguments Freudiens, en se penchant sur les sociétés musulmanes on constate que les mâles vivent dans un système dont ils sont les piliers. L’homosexualité reste le seul exutoire pour ceux que leur trop-plein de virilité encombre. Il faut dire que la ségrégation entre les sexes et l’interdiction de tout rapport avant le mariage, ne fait que renforcer cette tendance.
D’autant plus que , comme partout en Méditerranée, seuls sont considérés péjorativement comme homosexuels les partenaires passifs alors que les actifs développent une réputation de virilité débordante qui leur apporte la considération et l’estime des autres parfois.

Ce regard que porte la société sur la virilité provoque des réactions parfois ironiques:

Les partenaires actifs sont obligés d’adopter parfois des comportements dévalorisant vis à vis des passifs qui peuvent aller jusqu’à l’humiliation devant les hétérosexuels. Les qualificatifs d’homosexuels et bisexuels sont ainsi complètement reniés pour éviter tout soupçon de sentimentalisme mettant en cause leur virilité.
Ainsi les relations se résume dans la plupart des cas à des simples rapports d’assouvissement des besoins sexuels. Le tout en cachette, car l’homosexualité est légalement interdite par la loi, mais toutefois tolérée si elle reste discrète. Les sentiments sont ainsi discrédités et révoqués , et donc tout autre cadre de vie en commun, en couple est complètement exclus par la société.
Dans les milieux traditionalistes profondément rattachés à la religion, les passifs sont consid\érés comme des personnes inférieures, immatures, et simples d’esprit .

Tandis que les actifs sont traités de bestiaux et de pervers. Entre le rejet de la religion et celui de la société l’homosexuel arabe préfère rester dans le placard pour éviter ce jugement péjoratif et honteux, son destin est le mariage forcé ou la solitude et la déprime et dans les cas limites le suicide.

Seules les personnes des sphères bien aisées de la société peuvent “affirmer” cette appartenance, mais ils restent cloîtrés dans leurs cercles privés.

En conclusion, l’homosexualité a connu des périodes moins stressantes que de nos jours. Les sociétés arabo-musulmanes n’ont pas cessé d’accommoder l’application de la “Chariâ” à leur train de vie et leurs aspirations .

L’émergence de temps en temps des courants fondamentalistes qui n’admettent pas ce contexte remet en cause cette évolution. L’homosexualité n’échappe pas à cette règle de balancement entre fermeté et tolérance (néanmoins marginalisée). Elle a existé et elle existera toujours. Mais il faut peut être attendre trés longtemps pour voir une reconnaissance franche des homosexuels dans les pays arabo-musulmans.

Pour replacer le débat dans un autre contexte, il faut je pense bien considérer que les religions – Islam ou christianisme – définissent des normes qui visent à conduire l’individu à la sainteté. Si tous le hommes – voire simplement tous les musulmans ou tous les chrétiens – étaient des saints, on l’aurait remarqué depuis longtemps et l’humanité n’en serait pas où elle en est!!!
Le respect des interdits charnels n’est donc qu’un des aspects de la recherche de la sainteté, il est loin d’être le seul et il n’est probablement pas le plus important. Le propre des péchés liés à cet aspect des choses c’est qu’ils sont mesurables et dénombrables alors que tel n’est pas le cas des recommandations en matière d’amour de son prochain, de charité , voire de simple respect du bien d’autrui, tous domaines où on trouve aisément des arrangements avec sa conscience!!

On me permettra de penser que l’exploitation de la misère des hommes – même conjuguée avec l’assistance à la messe ou le respect de la charia – est infiniment plus condamnable que le fait pour deux hommes de s’aimer en toute liberté entre eux





Le pêcheur fou

6 08 2008

Voici le premier chapitre  d’une nouvelle envoyée par un lecteur . Un gros merci à Chirou pour sa contribution et on attends impatiemment la suite !!!

 

Le pêcheur fou,
Comme ils disaient !

Premier chapitre

Hakim

« Première journée d’automne, 1993

Encore aujourd’hui, j’ai aperçu de loin le pêcheur fou. Je n’ai pas osé m’approcher de lui, ni de la plage ni de sa barque que j’avais déjà fouillée secrètement en cherchant les traces de sa folie.
De loin, il ressemblait à une statue noire mélancolique abandonnée sur une étendue de sable blanc. Il fumait une cigarette, à quelques mètres de la barque incolore tout comme le ciel de ce septembre.
J’ignore ce qu’il m’attire envers cet homme, et à vrai dire cette ignorance m’apaise en quelque sorte, et… »

Oui, c’est en 1993 que cela est arrivé. J’étais exactement à l’automne de mes dix sept ans et demi. Plus jeune que je le suis aujourd’hui. Beaucoup plus jeune. En ce temps-là, nous habitions encore dans cette maison au bord de la mer à Hammam-Chatt, non loin de l’ancien quartier général de Yasser Arafat, qui avait été bombardé en quatre-vingt cinq.

Notre maison était grande. Trop grande, selon ma mère qui passait la majorité de son temps à mettre de l’ordre partout, même là où l’ordre régnait. Juste assez, selon mon père qui avait constamment besoin d’espace. Un taudis selon ma sœur qui rêvait d’une villa hollywoodienne, et pour mon grand frère et moi …, eh ben, on s’en foutait tant que personne ne violât le territoire sacré d’autrui, ce qui voulait dire en plus clair : sa chambre au deuxième étage.

Inutile de vous mentionner que cette loi stricte ne s’appliquait jamais à la mienne. Non, ma chambre à moi était la salle d’attente de la maison. Mon père y passait juste après son travail, fuma une cigarette, posa une question ou deux sur mes études et lit en suite son journal en silence. Ma mère, elle le rejoignit avec le café, un quart d’heure plus tard, soit elle nous confia les fraîches nouvelles du voisinage, soit elle se disputa avec lui, selon l’humeur de la saison. Et si dispute est, alors elle revint me voir le soir pour psychanalyser les comportements fâcheux de mon père, mais jamais les siens.
Ma sœur Samira, quant à elle, elle possédait l’étrange conviction que ses affaires se trouvaient incontestablement avec les miennes, alors elle passait la majorité de son temps à fouiller ma chambre. Et pour mon grand frère Ali, eh bien c’était simple, il était certain que ma chambre comme le reste de la maison lui revenait de droit. Toujours est-il que je n’étais seul que rarement. D’où mes escapades prolongées dans la forêt ou bien sur la plage. Et ce fut pendant l’une de ces escapades que je rencontrai le pêcheur fou pour la première fois. Paniqué de le sentir si proche de moi, je figeai sur place. À vous dire la vérité, j’étais plus que paniqué, j’étais tétanisé. Devant son regard perçant, je laissai échapper un bonjour incertain, auquel il ne répondit pas. Il me laissa dans cette forêt, quelque part entre le désir, la honte et la culpabilité.





LGB3T : UN NOUVEAU DÉPART

1 05 2008

Aprés plusieurs mois de négligence , nous voici de retour. Motivés plus que jamais à donner une voix à notre combat

Il est vrai que comme plusieurs aventures menées il y a eu des hauts et des bas des rencontres et des séparations .

Voici donc la nouvelle adresse de ce blog qui une fois de plus change de nom et même de domaine !Merci à tous pour vos encouragements et votre compréhension.





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1 05 2008





La justice marocaine débordée par les affaires de « mariages gays »

14 04 2008

Après l’affaire du « mariage gay » de Ksar El Kébir dans laquelle elle avait prononcé six peines d’emprisonnement, la justice marocaine a condamné mardi le quotidien Al Massae pour diffamation sur un substitut du procureur du Roi présenté comme un pervers sexuel.

Dans le même temps, on apprenait qu’une vingtaine de Marocains ont été arrêtés samedi pour atteinte aux mœurs. Entre lynchage médiatique d’homosexuels présumés et pression des milieux intégristes, les « affaires de mœurs » donnent du fil à retordre aux tribunaux marocains.


La presse marocaine est-elle trop prompte à dénoncer les « affaires de mœurs » ? C’est ce que semble indiquer le jugement du tribunal de première instance de Rabat, qui a condamné mardi le directeur du journal arabophone Al Massae, Rachid Ninni, à verser six millions de dirhams (545 000 euros) de dommages et intérêts à quatre plaignants qui avaient porté plainte pour diffamation. Ces plaignants, substituts du procureur de Ksar El Kébir (120 km au sud de Tanger), reprochaient au journal de Rachid Ninni d’avoir affirmé détenir la liste d’un « réseau de pervers sexuels à Ksar El Kébir comprenant le nom d’un substitut du procureur du Roi près le tribunal de première instance » de la ville.

Al Massae s’était déjà illustré dans le cadre de l’affaire du « mariage gay » de Ksar El Kébir, une fête privée qui avait défrayé la chronique en novembre 2007. Sur une vidéo de la soirée diffusée sur YouTube, on voyait des hommes s’amuser, danser, l’un d’eux déguisé en femme. Le lendemain, la rumeur d’un « mariage gay » était lancée, et relayée par certains médias dont le quotidien Al Massae.

« Une peine capitale »

En décembre, six personnes soupçonnées d’avoir commis des actes homosexuels lors de cette soirée avaient été condamnées – sans aucune preuve selon la défense – à des peines allant de quatre à dix mois de prison, en première instance. Pour rappel, le code pénal marocain punit d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et 1000 dirhams d’amende (environ 88 euros) « quiconque commet un acte impudique ou contre-nature avec un individu de son sexe ».
Mardi, la justice marocaine, alors elle-même visée par les allégations du journal, s’est cette fois-ci clairement prononcée en défaveur du lynchage médiatique, en condamnant Rachid Ninni à une peine exemplaire. « Une peine capitale », a pour sa part estimé Younès Moujahid, le président du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) : « Si on continue sur cette lancée, il faudra fermer tous les journaux car le montant de six millions de dirhams est irréel (…) Chaque personne qui se sent lésée a le droit de porter plainte, mais nous appelons les juges marocains à rendre des jugements sérieux et équitables. »
Ce jugement intervient alors qu’une vingtaine de Marocains ont été arrêtés samedi pour atteinte aux mœurs, près de Meknès, lors de la fête du Mouloud, qui célèbre l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet. Mardi, plusieurs journaux affirmaient que les personnes interpellées étaient des homosexuels. Aujourd’hui Le Maroc titrait : « Une vingtaine de personnes arrêtées pour homosexualité ». Selon le quotidien citant des « sources informées », les suspects auraient été arrêtés déguisés en femmes.

Instrumentalisation par les intégristes

Déjà en juillet 2007, des députés du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) avaient saisi le ministre de l’Intérieur sur des mariages supposés « homosexuels », à l’occasion de la célébration du moussem de Sidi Ali Ben Hamdouch (fondateur de la confrérie des Hmadcha), près de Meknès. Et lors des manifestations contre le « mariage gay » de Ksar El Kébir, l’hebdomadaire Le Reporter suspectait « un barbu » d’être à l’origine du mouvement de protestation. De fait, certains craignent une instrumentalisation des affaires de mœurs par les intégristes. « Plusieurs associations locales de Meknès, d’obédience islamiste notamment, montent à chaque nouvelle occasion au créneau pour dénoncer de présumés mariages homosexuels », écrivait mardi Aujourd’hui Le Maroc.
Le jugement des personnes arrêtées samedi près de Meknès devrait intervenir au cours de l’été. Prise en étau entre, d’une part des islamistes qui tentent de discréditer le régime en le rendant complice des « affaires de mœurs », et d’autre part certains journaux dont elle aimerait calmer les ardeurs, la justice marocaine est confrontée à un véritable exercice d’équilibriste.

Afrik.com





Tiga

18 03 2008




Summer In PARIS : Anguun + DJ CAM .

4 03 2008





L’homosexualité est un fait arabe : Explications de *Malek Chebel

20 02 2008

*Anthropologue et spécialiste de l’Islam, Malek Chebel a consacré plusieurs ouvrages au corps, à la sexualité et à l’homosexualité dans l’Islam. Il est, depuis des années, un des plus actifs partisans d’une interprétation du Coran qui tienne compte de l’évolution du monde.

Que dit l’Islam de l’homosexualité ?

L’Islam n’utilise pas le mot homosexuel mais parle de peuple impie, de Loth et de la dégénérescence. L’homosexualité est plutôt présentée par défaut. Dans le Coran, elle est considérée comme un mal dont il faut se prémunir.

Cela tient en quelques lignes terribles. Ce texte a manifestement pour objet la conservation de l’ordre. Il s’agit de préserver la forme familiale traditionnelle, de reconduire l’ordre ancien et de condamner toutes les autres activités transgressives, y compris les formes de matrimonialité non conventionnelles.

La charia (la loi) et le fiqh (ses principes d’application) condamnent-ils expressément l’homosexualité ?

L’homosexualité est un des interdits majeurs dès les VIIIème et IXème siècles. A Bagdad, au XIème siècle, la culture homosexuelle est très nette. Il existe alors un culte du mignon dans les élites.

Celles-ci peuvent facilement se protéger du clergé et des sanctions judiciaires. Aux Xème et XIIème siècles, on voit fleurir une culture pédérastique s’inspirant de celle de la Grèce antique et l’émergence d’une littérature sur le sujet. Des poèmes comparent les vertus des éphèbes et des courtisanes (1).

Après, on assiste, sur le plan général, à une dégradation de l’Islam, à une crispation des juristes théologiens vers un droit plus strict, plus réactionnaire.

Ce mouvement, qui se poursuit aujourd’hui, prétend revenir à une pureté originelle qui n’a jamais existé. Il conduit l’Islam à avoir une vision de lui-même intolérante envers les homosexuels (les autres de l’intérieur) comme envers les étrangers (les autres de l’extérieur).

Certains discours laissent entendre que l’homosexualité serait une importation de l’Occident et n’aurait rien à voir avec la culture arabe.

Depuis le début, l’homosexualité est un fait arabe. Certains veulent effectivement faire croire qu’il s’agit d’un mal venu d’ailleurs. Le mal, c’est toujours l’autre qui l’apporte. L’Occident s’est libéré de son complexe par rapport aux homosexuels. L’Occident s’affranchit de ses tabous. Le monde arabe subit l’impact des images venues d’ailleurs, l’impact des innovations faites ailleurs, l’influence économique étrangère. Il subit l’influence de l’Occident qui se conçoit aussi comme exportateur de morale. Il ne lui reste plus qu’un pré carré à défendre : celui de la morale.

Comment expliquer l’attitude de l’Egypte à l’égard des homosexuels ?

Il y a très nettement une défense du territoire de la part du clergé égyptien. Une régression dans ce pays qui indique la mainmise de la pensée fondamentaliste sur les pouvoirs. Je pense qu’il s’agit d’un coup de sang contre un phénomène qui est très ancien et de plus en plus visible.

La situation diffère dans les pays du Maghreb. En Tunisie, il n’y a pas eu de persécutions. Au Maroc, les homosexuels se sont affranchis du regard des autres même si on ricane toujours à leur propos. Même en Algérie, où l’on a toujours nié l’existence d’une homosexualité même latente, on voit des gens qui s’autorisent à être homosexuels sans avoir peur d’être lapidés.

La situation est très différente en Arabie Saoudite…

La localisation en Arabie Saoudite de Médine et de La Mecque, les deux lieux les plus sacrés de l’Islam, pousse le pays à s’assigner le rôle de premier défenseur de la morale la plus stricte. Il y a une vraie concurrence de la gestion de la morale entre l’Arabie Saoudite, l’Iran et, avant l’intervention américaine, l’Afghanistan des talibans.

Aujourd’hui, deux tendances s’affrontent : l’une ultra conservatrice avec une application du Coran à la lettre, l’autre qui préconise une interprétation moderne du texte.Comment voyez-vous l’avenir ?

Ces deux tendances existent. Il y en a d’ailleurs une que j’incarne depuis longtemps, celle d’une nouvelle interprétation des textes, mais qui est encore minoritaire.
Aujourd’hui, il existe une diversification de l’accès à l’information, une mondialisation des échanges, un appétit des jeunes à vouloir avoir accès à la jouissance immédiate qui fait qu’à long terme les positions intransigeantes auront du mal à tenir. On assiste, par ailleurs, à l’échec des islamistes en Algérie, à la chute de l’Afghanistan des Talibans. Au Soudan, montré en exemple il y a quelques années, l’étoile a pâli. Certains signes sont là mais il reste beaucoup de chemin à parcourir…

*Source






Homo en Tunisie: Témoignage 1

28 01 2008
l’Islam, à l’instar des autres religions, considère l’homosexualité comme étant un péché contre l’ordre établi par Dieu. La chariaâ, loi d’inspiration islamique appliquée dans certains pays arabes et africains, condamne très sérieusement l’homosexualité, puisque la récidive peut entraîner la peine de mort. C’est le cas dans certains pays du Golfe, où les homosexuels peuvent être soumis à la peine capitale ou perdre leurs droits civiques. En Afghanistan, plus de dix homosexuels auraient été exécutés pour leur sexualité par le régime des Taliban. En Iran, deux adolescents âgés de 16 et 18 ans ont été pendus le 19 juillet 2005, sur la place publique dans la ville de Mashhad, au Nord-Est du pays, au motif d’actes homosexuels. Pour les plus conservateurs, l’homosexualité est l’un des pires vices que l’humanité ait connus et doit être strictement punie. Pour d’autres, elle est plutôt une “ maladie qui doit être soignée ”.

La Tunisie, située à mi-chemin entre application libérale et répressive des dispositions légales à l’égard des homosexuels, tolère plus ou moins l’acte homosexuel pour autant qu’il demeure secret. Dans les milieux ruraux, la révélation d’un tel comportement peut toutefois conduire à la honte, au rejet, voire à des drames humains lorsque la famille se sent déshonorée.

Témoignages :


Le nom choisi (pour la circonstance) par cet étudiant de 26 ans, est Samir,
il a bien voulu témoigner, mais sans se faire voir. Nous avons communiqué en
toute franchise par téléphone. Un timbre de voix qui ne laisserait aucune femme
indifférente. Une voix chaude et virile au bout du fil nous confiait :“ Il faut
être très fort pour s’assumer en tant qu’homosexuel dans notre pays.
Aujourd’hui, si on a 15 ans et qu’on se sente plutôt attiré par les hommes, on
est perdu. Il n’existe aucune référence, aucun modèle. Il n’y a pas de
visibilité gay. On se sent isolé et il est difficile de s’accepter comme tel.

Pour se rassurer, on se dit que c’est peut-être passager. ” Samir a eu sa
première expérience à 7 ans, avec un copain: “ Je n’avais pas le sentiment de
transgresser quoi que ce soit. Je le vivais comme une découverte du sexe, un jeu
entre gamins. Un jour ma tante nous a surpris. C’est elle qui m’avait dit, pour
la première fois ce que c’était, avant de m’informer que “c’était très mal et
qu’il ne fallait plus jamais le refaire”. Depuis, je continuais en secret mes
jeux sexuels avec les petites filles et les petits garçons de mon âge ”.

Plus tard, à l’âge de 16 ans, il vit sa première expérience hétérosexuelle
avec la femme de ménage qui s’occupait depuis longtemps de la maison. “ Tous les
garçons du quartier la trouvaient très belle et lui lançaient des cascades de
boniments et de compliments. Ils me disaient que j’avais de la chance d’avoir à
la maison une fille aussi belle et accessible. Un jour, nous étions seuls à la
maison et c’est vrai qu’elle était très belle, je l’ai regardée, je lui ai
caressé les cheveux… Elle était surprise, et me disait que j’étais son frère,
que ce n’était pas très bien ce que je faisais, mais elle se laissait faire. On
s’est retrouvé dans ma chambre, il faisait sombre et elle ne voulait pas allumer
la lumière.
Je continuais mes caresses et, elle ne me prenait pas au sérieux et
n’arrêtait pas de rire en me répétant :“Tu es mon frère, tu es mon frère…” .
Cela a été un échec total malgré mes efforts pour la séduire. Je ne comprenais
pas… Depuis je suis bloqué avec les femmes. J’ai eu d’autres aventures, mais
cela n’a jamais abouti. J’avais en plus un complexe ; j’étais extrêmement timide
et je ne me trouvais pas beau avec mes lunettes de vue. Je voulais au fond de
moi avoir une copine mais le blocage se manifestait à chaque fois.

J’ai eu la trouille d’en rester là. J’ai voulu en avoir le cœur net, en
sortant même avec des filles de joie. Seulement ce n’était que des préliminaires
en perdant un peu de ma timidité, mais le blocage persistait et, encore une
fois, c’était l’échec sexuel. Le paradoxe est que je plaisais aux hommes et ma
véritable expérience sexuelle a été avec un cousin. Depuis, je n’arrive à être
bien qu’avec des expériences homosexuelles. Cela n’empêche que mon plus grand
désir reste de séduire une femme et me marier plus tard. ”.

Voilà le dilemme de Samir. Paraître ce qu’il n’est pas, n’est pas une chose
aisée. Il n’est pas facile de tromper les autres sans se perdre un peu soi-même.
C’est parce qu’il ne supportait plus cette duperie permanente et qu’il a des
amis sur lesquels compter, que Samir va oser se confier, entamant ainsi un long
travail pédagogique sur lui-même et sur son homosexualité avec un psychologue.
Il croit de plus en plus qu’il n’est pas déviant, qu’il est comme tout le
monde, qu’il aspire à une vie de couple et à un avenir serein. Il trouvera sans
doute quelques oreilles attentives et suffisamment ouvertes pour ne pas le juger
et le rejeter





Attendre et Espérer .

10 01 2008
On se côtoie sur l’Avenue, on sort en boîte on va aux Jasmins, on se prend un café au Champs-Élysées ou dans un des salons de thé de Ennasr.

On drague dans les parcs, dans les boîte de Hammamet ou de Sousse, on chatte sur des sites, on se parle sur msn , on se rencontre dans des qaada privés entre amis..

On se côtoie sans se connaître, on se parle on échange nos numéros, on se croise dans la rue dans le bus dans le métro.On connait un tel ou un tel, on se raconte des potins , on nous des amitiés très fortes , parfois l’amour jaillit dans ce désert de nos sentiments refoulés

Et puis ?

Et puis plus rien parce que nous sommes invisibles, parce que nous n’existons pas.

Et puis ?

Et puis un jour viendra où on sortira mains dans la main de ses cafés on marchera on criera on dansera peut-être, on pleurera de joies ou de peine de douleurs sans doute sous les coups des matraques et de l’humiliation verbale.
Mais un jour viendra pas demain non…. Mais un jour où nous serons probablement trop vieux et que nous assiérons au bords des bars gays de Tunis, un sourire aux lèvres en admirant ce que nous avons tant voulu avoir durant notre jeunesse …




This Love …

4 01 2008