A3ber ! : Nouveau forum LGB3T .

29 08 2008

 

L’équipe LGB3T est toujours à votre écoute .  Nous avons donc exaucés le voeux de plusieurs de nos lecteurs et voici donc un forum  dédié à la communauté LGB3T.Forum Emfawa7  ya3mel séta ou tessi3ne kif ! ;-)

 

Passez le mot et allez vite faire un tour !!

 

L’addresse se trouve sous l’onglet A3ber! ou à travers le lien suivant :lgb3t.forumotion.net





26+26 = 404

26 08 2008

Jéboulna el Mé , el Dhaou, el Kayass wil Ternét ou gassoulna Féssbouk !





Et si Adam était en fait GAY ?

22 08 2008

Sérieusement !!!

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Kériouka Fashionista fil m’dina

21 08 2008





Les Huiles de Beauté: Fashion!!

19 08 2008

 

 

Les huiles de beauté, on en trouve partout ! Florales ou végétales, Masculin.com vous dévoile les propriétés incroyables de ces substances puisées au coeur de la nature !

 

      La star des huiles de beauté : l’huile d’argan  

   
Les instituts et les marques de cosmétiques ne jurent que par elle : l’huile d’argan. Produite dans le sud-ouest marocain, elle est utilisée par les femmes berbères depuis des siècles.

Issue des fruits de l’arganier, cette huile végétale est bourrée de vitamine E ! Soin des ongles, des cheveux, et de la peau, elle est aussi idéale pour les hommes ! Appliquée en massage, l’huile d’argan raffermit les tissus et peut ainsi vous aider à réduire vos petites poignées d’amour ! Prodigieuse, appliquez-là aussi après votre rasage : vous calmerez le feu du rasoir, éviterez l’apparition de boutons disgracieux … et déposerez une odeur délicieuse sur votre peau.
Finis les noms scientifiques compliqués et les substances chimiques : les hommes veulent du bio ! Échantillon des quelques huiles incontournables.

‒ L’huile de bourrache, véritable plante médicinale.
‒ L’huile de rose musquée, délicieusement parfumée, raffermit, lisse, et assouplit, le visage comme le corps.
‒ L’huile d’onagre est extraite des graines de la plante. Elle a une forte teneur en acides gras essentiels : idéale pour les peaux matures !
Si vous n’aimez pas avoir des tonnes de produits de beauté, vous allez adorer ces huiles multi-usages. L’huile de germe de blé, riche en vitamine A (régénérant), D, et K, est antioxydante (vitamine E). Elle fortifie aussi les ongles. Pour les cheveux normaux, appliquée en soin, elle leur donnera brillance et vigueur !

Moins connue, l’huile de jojoba. Elle assouplit les peaux les plus rebelles des hommes. Astuce : l’été, après la plage, mettez un peu d’huile sur vos cheveux pour la nuit et au matin, après un shampoing (indispensable pour éviter d’avoir les cheveux poisseux !), vous aurez des cheveux de bébé. Incroyable, c’est une protection naturelle contre le soleil (un indice 5 environ) !

 

Source : Masculin





I Kissed a Girl – Katy Perry

19 08 2008

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Oussama Mellouli :Il vaut de l’or !

18 08 2008

Élf Mabrouk Tounés !!!





Table de chevet : Ephèbes et courtisanes

15 08 2008

   

Dans cet éloge des éphèbes et courtisanes, AI-Jaliz (environ 776-869) a exhumé une partie du patrimoine érotique arabe. Il est l’inventeur d’un genre littéraire (adab), sur lequel repose l’ensemble de la littérature classique arabe. Ce livre rare et inattendu apporte une vision originale de la richesse de l’imaginaire érotique arabo-musulman tel qu’if a survécu, depuis les origines, â travers tous les aléas de l’histoire.





Homosexualité et Islam : Analyse .

15 08 2008

 

 
 D’abord, avant de parler d’homosexualité, il faut savoir que la vie d’un musulman, croyant et pratiquant, est régie par une minutieuse législation “la Chariâ”.
Ce sont des lois basées sur l’interprétation à la fois de la parole du Dieu, inscrite dans le Coran (livre sacré et divin des musulmans) et de la coutume de son Prophète Mohamed (la Sunna), dont la source principale est les “dits” (Hadith) du Prophète et ses gestes.

 

On distingue, toutefois, les “Sunnites” qui sont les partisans de la “Sunna” à l’opposé des “Chiites” qui vénèrent plutôt son gendre “Ali”. La question sexuelle n’échappe pas à l’interprétation par ces textes.
Pour aborder la position que prennent les législateurs islamiques (Oulama= savants=théoligiciens de l’Islam)
vis à vis de l’homosexualité, il est nécessaire de clarifier le regard qu’ils portent sur la sexualité “normale” (hétérosexuelle). Avant tout il faut savoir que toute relation sexuelle doit se faire dans le cadre du lien sacré et divin du mariage. Tout autre acte hors ce cadre est condamnable.

“La fornication” est un péché capital qui peut aller jusqu’à la lapidation des fautifs et fautives. Par contre peu des religions valorisent autant la volupté charnelle que l’Islam. Le plaisir sexuel considéré chez les chrétiens comme un péché originel, devient pour l’islam un don qu’il convient d’accepter, d’en jouir et de s’y avouer corps et âme. (Les exemples ne manquent pas, entre autres, la polygamie, avec des restrictions toutefois, et le mariage de jouissance…)

En même temps cet acte est considéré comme un acte religieux, car dans l’islam l’accouplement ne vise pas seulement la procréation mais il manifeste aussi l’harmonie de l’ordre divin, dont la distinction entre masculin et le féminin et leur complémentarité constituent la base élémentaire. “De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir” (Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)

Ainsi la chasteté et le célibat sont diabolisés: “Le célibataire est le frère du diable” (Le Prophète Mohamed) Car cela équivaut à s’abstenir de témoigner de sa chair de cette harmonie de la création.

A cet égard l’homosexualité, mais surtout plus précisément “l’efféminat” de certains homosexuels, comme la virilité de la garçonne, sont considérés comme une transgression des frontières entre homme et femme et donc une violation de cette harmonie.

Le Coran aborde l’homosexualité entre autres en condamnant le peuple de Loth (ou loût, peuple de Sodome et Gomorrhe) dans leurs pratiques sexuelles, mais toutefois plus modérément que dans la version biblique.

Ainsi dans la Sourat An-Naml (Les fourmis) versets (54-57) Loût, quand il dit à son peuple: « Vous livrez- vous à la turpitude alors que vous voyez clair”. [54] Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. » [55]

Puis son peuple n’eut que cette réponse:

« Expulsez de votre cité la famille de Loût! Car ce sont des gens qui affectent la pureté. [56] Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf sa femme pour qui Nous avions déterminé qu’elle serait du nombre des exterminés. »[57]

Ces versets furent révélés au Prophète Mohamed par fragments séparés.

Le terme “Tajhaloun” signifie “ignorer” ce qui atténue, d’après certains auteurs, quelques part, “la flétrissure morale dont sont victimes les homosexuels” et laisse entr’apercevoir que le châtiment qui leur est infligé est dû principalement au fait qu’il ont démenti “un messager de Dieu”.

L’exemple” du peuple de Loth est mentionné àce titre dans plusieurs versets du Coran. Ainsi dans la Sourat(7)d’Al-Arâf (80-82) il figure entre les “exemples” du peuple du “Prophète Salah” et du peuple Madyan et leur “leur frère Chouayb”, deux peuples qui ont transgressé les recommandations de leurs Messagers.

Et Loût, quand il dit à son peuple:

« Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’ a commise avant vous? [80] Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier. » [81]
Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire: « Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs! » [82] Musrif” en arabe signifie “impie et outrancier” alors que la règle en islam, en général, est la modération.
D’autre part, Le Coran promet aux croyants qu’au paradis ils seront servis par des éphèbes (se dit du très beau jeune homme, à l’origine l’adolescent grec qui faisait son service sportif et civil avant d’entrer dans l’âge adulte “éphébie”).
Les poêtes et les sultans ne cessaient d’invoquer ces promesses pour justifier les relations illicites qu’ils entretenaient . Mais pour la plus part des “Oulamas” il n’y a pas à chercher une interprétation plus profonde que celle mentionnée :« L’homosexualité est la turpitude des turpitudes »,la condamnation est donc claire et nette.

Pour la Sunna, la condamnation de la pédérastie est catégorique:

« Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l’actif » (le Prophète Mohamed).
…Ce “hadith” ne laisse aucun autre recours aux Sunnites que le rejet des pratiques homosexuelles.

Néanmoins, une telle condamnation aussi lourde que la “fornication” entre deux adultes (homme+femme) adultères ne se prend pas à la légère. Une telle accusation de “fornication” requière le témoignage de quatre musulmans, mâles, majeurs dont l’honorabilité testimoniale est reconnue. Et qui devront attester d’avoir vu l’action de pénétration du membre sexuel du “fornicateur”.
Tout est fait donc pour décourager le témoignage et surtout la calomnie. Ce qui laisse présager que certaines pratiques (Soft) échappent à cette règle extrême.
D’autre part, pour certaines branches de l’islam, c’est l’émission du sperme qui détermine l’acte sexuel plus que la pénétration elle-même car c’est le sperme qui contient les germes de vie et c’est lui qui assure la continuité de cette harmonie de Création.
Toute entreprise de cette source de vie, dans un engendrement hors du cadre du lien sacré du mariage, est sévèrement condamnée. Etant donné que l’acte homosexuel n’est pas susceptible d’engendrer la vie, plusieurs personnes se sont accommodés en quelques sorte de l’homosexualité.
D’ailleurs les pratiques homosexuelles sont moins mal vue que l’adultère chez certaines de ces sociétés.

L’homosexualité représente 10% de la population mondiale pour ceux qui ne se cachent plus, Et on peut compter 15 et 17% au total. Certaines coutumes ou religions ou même lois, dans certains pays dont le notre obligent au silence et au secret, mais ne le renions pas ils existent par la nature même si la ” normalité ” créée par l’Homme les rejette : s’ils sont là , c’est qu’Allah l’a permis. Et si Allah a permis qu’ils soient sur la terre auprès de nous tous, je ne pense pas que ce soit pour qu’on ait de la haine pour eux. Allah a voulu que les êtres soient différents, certainement pour nous apprendre à aimer plus que nous-mêmes.

Musulman, croyant… les mots ne doivent pas séparer les êtres humains.

Sans approfondir les arguments Freudiens, en se penchant sur les sociétés musulmanes on constate que les mâles vivent dans un système dont ils sont les piliers. L’homosexualité reste le seul exutoire pour ceux que leur trop-plein de virilité encombre. Il faut dire que la ségrégation entre les sexes et l’interdiction de tout rapport avant le mariage, ne fait que renforcer cette tendance.
D’autant plus que , comme partout en Méditerranée, seuls sont considérés péjorativement comme homosexuels les partenaires passifs alors que les actifs développent une réputation de virilité débordante qui leur apporte la considération et l’estime des autres parfois.

Ce regard que porte la société sur la virilité provoque des réactions parfois ironiques:

Les partenaires actifs sont obligés d’adopter parfois des comportements dévalorisant vis à vis des passifs qui peuvent aller jusqu’à l’humiliation devant les hétérosexuels. Les qualificatifs d’homosexuels et bisexuels sont ainsi complètement reniés pour éviter tout soupçon de sentimentalisme mettant en cause leur virilité.
Ainsi les relations se résume dans la plupart des cas à des simples rapports d’assouvissement des besoins sexuels. Le tout en cachette, car l’homosexualité est légalement interdite par la loi, mais toutefois tolérée si elle reste discrète. Les sentiments sont ainsi discrédités et révoqués , et donc tout autre cadre de vie en commun, en couple est complètement exclus par la société.
Dans les milieux traditionalistes profondément rattachés à la religion, les passifs sont consid\érés comme des personnes inférieures, immatures, et simples d’esprit .

Tandis que les actifs sont traités de bestiaux et de pervers. Entre le rejet de la religion et celui de la société l’homosexuel arabe préfère rester dans le placard pour éviter ce jugement péjoratif et honteux, son destin est le mariage forcé ou la solitude et la déprime et dans les cas limites le suicide.

Seules les personnes des sphères bien aisées de la société peuvent “affirmer” cette appartenance, mais ils restent cloîtrés dans leurs cercles privés.

En conclusion, l’homosexualité a connu des périodes moins stressantes que de nos jours. Les sociétés arabo-musulmanes n’ont pas cessé d’accommoder l’application de la “Chariâ” à leur train de vie et leurs aspirations .

L’émergence de temps en temps des courants fondamentalistes qui n’admettent pas ce contexte remet en cause cette évolution. L’homosexualité n’échappe pas à cette règle de balancement entre fermeté et tolérance (néanmoins marginalisée). Elle a existé et elle existera toujours. Mais il faut peut être attendre trés longtemps pour voir une reconnaissance franche des homosexuels dans les pays arabo-musulmans.

Pour replacer le débat dans un autre contexte, il faut je pense bien considérer que les religions – Islam ou christianisme – définissent des normes qui visent à conduire l’individu à la sainteté. Si tous le hommes – voire simplement tous les musulmans ou tous les chrétiens – étaient des saints, on l’aurait remarqué depuis longtemps et l’humanité n’en serait pas où elle en est!!!
Le respect des interdits charnels n’est donc qu’un des aspects de la recherche de la sainteté, il est loin d’être le seul et il n’est probablement pas le plus important. Le propre des péchés liés à cet aspect des choses c’est qu’ils sont mesurables et dénombrables alors que tel n’est pas le cas des recommandations en matière d’amour de son prochain, de charité , voire de simple respect du bien d’autrui, tous domaines où on trouve aisément des arrangements avec sa conscience!!

On me permettra de penser que l’exploitation de la misère des hommes – même conjuguée avec l’assistance à la messe ou le respect de la charia – est infiniment plus condamnable que le fait pour deux hommes de s’aimer en toute liberté entre eux





Notre Combat .

13 08 2008





Le Pêcheur Fou II

12 08 2008
 

 

Depuis je ne l’avais jamais croisé, je me contentais à le surveiller de loin et à noter sur un cahier ma folle attirance envers cet homme.

Ainsi, en entendant les pas de Ali dans le couloir ce soir-là, je me suis hâté à dissimuler mon cahier sous mon livre de philosophie, tout en ne pouvant pas arrêter le fil de mes pensées qui se dirigeait vers lui, le pêcheur fou.

- Alors Hakim, ça avance bien tes révisions ? me demanda Ali en ouvrant la porte de la chambre et en se jetant sur mon lit.

- Merveilleusement bien, répondis-je. D’ailleurs je suis en pleine réflexion sur l’attirance de l’homme envers l’énigmatique.

- Je vois que tu es encore perdu dans ta philosophie de fous. Il faudrait mieux que tu te penches sur tes cours de science. On ne passe pas son baccalauréat uniquement en révisant la philosophie.

- Oui, mais au moins elle m’ apprend l’utilité d’une porte, comme par exemple, toc, toc, je peux entrer ?

Ali ne répondit jamais à mes provocations. Il les trouvait hors contexte, ou comme il disait parfois, des allégations sans fondement, en étalant son jargon d’avocat, que toute la famille commençait à adopter. Ainsi Rime disait à ma mère qu’elle a besoin d’aide juridictionnelle, pour dire tout simplement qu’elle a besoin de l’aide de l’état, ma mère, pour acheter une nouvelle robe. Et bien sûr ma mère lui faisait comprendre qu’elle devait faire appel le mois prochain. Mon père, lui, il délivrait des assignations verbales à fin que nous comparaissions à l’audience annuelle qui avait pour but, nous annoncer la destination des vacances. C’était une famille de fous, je vous le dis !

Et ce que je ressentais pour le pêcheur fou, n’était rien d’autre qu’une folie. Je me disais constamment cela. Je me le répétais, lorsque j’allais l’épier au bord de la plage. Petit à petit, la barque et le pêcheur disparaissaient dans l’horizon, et en moi naquit un sentiment de vide, laissé par leur disparition. Je restais là. Les yeux amarraient sur le point de cette disparition, qui devenait l’ancrage d’une vive douleur. Rester là. Attendre. Ne pas savoir pourquoi. Ne pas vouloir le savoir. Surtout ne pas le vouloir. Attendre, et parfois étudier aussi en attendant. Lorsqu’il pleuvait, je me cachais sous les arbres, un parapluie noir à la main, le regard dans l’horizon qui ne se distinguait plus du ciel ni de la mer. Attendre et se cacher de temps en temps. Se cacher des regards des autres. Se cacher de ce que je ressentais comme une faute. C’était une faute que de rester là et d’attendre ce pêcheur. Ce pendant par-dessus tout je n’espérais ardemment que cela, le rencontrer. Je le sais aujourd’hui, j’avançais vers lui comme un assoiffé d’une délivrance. Comme un affamé de découverte, de plaisir, d’extase et de mort.

Voilà, ça commençait par cette attente incompréhensible. Par la peur qu’un jour il ne reviendrait pas de l’horizon. Qu’il n’aurait plus de pêcheur fou. Cet homme dont on racontait des histoires étranges sur son compte. Ils disaient, un jour il est revenu d’Italie complètement méconnaissable, les cheveux long, le regard grave et des mains qui tremblaient. Il y’en avait qui disaient, il s’est fait expulser pour une affaire de drogue et d’autres parlaient d’un meurtre et de plusieurs années en prison. Les plus raisonnables, soi-disant, racontaient une dispute qui a mal tournée.

Le fait est, il revint alcoolique et agressif. Un soir, il disputa sa femme, la frappa et mit ses enfants dehors. Plusieurs personnes essayèrent de le raisonner, il les menaça un couteau à la main, complètement nu.

La suite de cette histoire était complètement raisonnable selon ma mère. Elle disait que la famille de sa femme avait tous les droits de couper le contact avec lui; et bien sûr elle glissait, plusieurs fois, entre les mots : Que Dieu nous protège !

Mon père, il ne disait que cette phrase : Un homme pareil ne peut pas élever des enfants.

Ils disaient qu’il est devenu le pêcheur fou. Non, ils disaient qu’il est devenu fou avant d’être un pêcheur. Et que ça va de soi, la folie et la mer. La folie et la mer ça va de soi !





Vaccin contre le VIH : le bout du tunnel ?

7 08 2008

Jeudi 3 juillet a démarré la deuxième étape de l’expérimentation clinique du vaccin Tat de VHI-1, mieux connu sous le nom de Vaccin Sida Italien. Mises au point par les chercheurs de l’Institut Supérieur de Santé (ISS) et coordonnées par la biologiste Barbara Ensoli, responsable du Centre national sida de l’ISS, ces recherches, produites par l’université d’Urbin, se basent sur la protéine Tat biologiquement active, moteur de la reproduction du virus.

Les tests seront menés sur 128 patients séropositifs, femmes et hommes âgés entre 18 et 55 ans, suivant une thérapie antirétrovirale (Haart), avec une charge virale non détectable et au moins 400 CD4.
«Le but, a expliqué la biologiste, c’est d’évaluer la réponse immunitaire.» L’étude du vaccin, bénéficiant d’un financement de 21 millions d’euros, sera menée dans dix cliniques italiennes et coordonnée par l’hôpital de Modène. La durée prévue pour cette deuxième phase est d’un an: six mois pour le traitement, puis six mois pour les contrôles.

À la fin du premier stade  de l’expérimentation, commencée en 2003, la Commission indépendante pour l’évaluation des événements adverses avait certifié «la sûreté et l’immunogénicité du vaccin sur les individus séronégatifs et sur les séropositifs». «Enfin, tout est prêt pour démarrer, après une très longue attente due surtout à la difficulté de récolter les fonds nécessaires et à trouver en Italie la structure pour produire un vaccin entièrement financé par l’Etat, a souligné Barbara Ensoli, convaincue que, si les résultats sont positifs et que tout se passe bien, la troisième phase pourrait commencer en 2010

 

*Têtu.com





Le pêcheur fou

6 08 2008

Voici le premier chapitre  d’une nouvelle envoyée par un lecteur . Un gros merci à Chirou pour sa contribution et on attends impatiemment la suite !!!

 

Le pêcheur fou,
Comme ils disaient !

Premier chapitre

Hakim

« Première journée d’automne, 1993

Encore aujourd’hui, j’ai aperçu de loin le pêcheur fou. Je n’ai pas osé m’approcher de lui, ni de la plage ni de sa barque que j’avais déjà fouillée secrètement en cherchant les traces de sa folie.
De loin, il ressemblait à une statue noire mélancolique abandonnée sur une étendue de sable blanc. Il fumait une cigarette, à quelques mètres de la barque incolore tout comme le ciel de ce septembre.
J’ignore ce qu’il m’attire envers cet homme, et à vrai dire cette ignorance m’apaise en quelque sorte, et… »

Oui, c’est en 1993 que cela est arrivé. J’étais exactement à l’automne de mes dix sept ans et demi. Plus jeune que je le suis aujourd’hui. Beaucoup plus jeune. En ce temps-là, nous habitions encore dans cette maison au bord de la mer à Hammam-Chatt, non loin de l’ancien quartier général de Yasser Arafat, qui avait été bombardé en quatre-vingt cinq.

Notre maison était grande. Trop grande, selon ma mère qui passait la majorité de son temps à mettre de l’ordre partout, même là où l’ordre régnait. Juste assez, selon mon père qui avait constamment besoin d’espace. Un taudis selon ma sœur qui rêvait d’une villa hollywoodienne, et pour mon grand frère et moi …, eh ben, on s’en foutait tant que personne ne violât le territoire sacré d’autrui, ce qui voulait dire en plus clair : sa chambre au deuxième étage.

Inutile de vous mentionner que cette loi stricte ne s’appliquait jamais à la mienne. Non, ma chambre à moi était la salle d’attente de la maison. Mon père y passait juste après son travail, fuma une cigarette, posa une question ou deux sur mes études et lit en suite son journal en silence. Ma mère, elle le rejoignit avec le café, un quart d’heure plus tard, soit elle nous confia les fraîches nouvelles du voisinage, soit elle se disputa avec lui, selon l’humeur de la saison. Et si dispute est, alors elle revint me voir le soir pour psychanalyser les comportements fâcheux de mon père, mais jamais les siens.
Ma sœur Samira, quant à elle, elle possédait l’étrange conviction que ses affaires se trouvaient incontestablement avec les miennes, alors elle passait la majorité de son temps à fouiller ma chambre. Et pour mon grand frère Ali, eh bien c’était simple, il était certain que ma chambre comme le reste de la maison lui revenait de droit. Toujours est-il que je n’étais seul que rarement. D’où mes escapades prolongées dans la forêt ou bien sur la plage. Et ce fut pendant l’une de ces escapades que je rencontrai le pêcheur fou pour la première fois. Paniqué de le sentir si proche de moi, je figeai sur place. À vous dire la vérité, j’étais plus que paniqué, j’étais tétanisé. Devant son regard perçant, je laissai échapper un bonjour incertain, auquel il ne répondit pas. Il me laissa dans cette forêt, quelque part entre le désir, la honte et la culpabilité.